Recherche et valorisation

L’URCA s’est donnée les moyens, depuis 2016, de développer un projet scientifique autour de quatre grands pôles à forte expertise scientifique :

  • un pôle pluridisciplinaire à dimension internationale en agrosciences, environnement, biotechnologies et bioéconomie (AEBB) prenant en compte, dans un territoire à forte économie agricole et viticole, l’agriculture du futur ;
  • un pôle Santé, porteur de niches scientifiques d’excellence et d’une offre de formation médicale et paramédicale riche et variée ;
  • un pôle Sciences du numérique et de l’ingénieur (SNI) autour du calcul haute performance, de l’industrie 4.0, des matériaux et des transformations technologiques ;
  • un pôle Sciences de l’Homme et de la société (SHS) avec notamment l’essor d’un nouvel axe autour des arts du spectacle fédéré par la création d’une Maison des Sciences Humaines.

Au service de nos unités et fédérations de recherche comme de nos plateformes technologiques, ce projet s’appuie également sur quatre Services Communs de Recherche (SCR) et quatre Ecoles Doctorales (ED) qui ont pour mission d’accompagner le développement et la visibilité de notre établissement à l’échelle du site, de notre région, au plan national comme à l’international.

Refonder, encourager et simplifier nos actions au service de la recherche

Le soutien à la recherche, une priorité pour nos ambitions

♦ Une accréditation réussie ♦ Le budget de la recherche a augmenté de plus de 52% ♦ Le nombre d’allocations doctorales sur budget propre de l’établissement a doublé.

Le développement de la recherche passe par des moyens financiers, techniques et humains. Depuis 4 ans maintenant, les budgets alloués à la recherche au titre de la subvention pour charge de service public (SCSP) augmentent régulièrement passant de 1,7M€ en 2017 à 2,6M€ en 2020. Cette hausse de 52% des dotations correspond également à un effort majeur en matière d’investissement. À ce titre, cet effort budgétaire permettant de soutenir nos plateformes comme nos unités de recherche a été pratiquement multiplié par 5 entre 2017 et 2020. Ces investissements nous ont permis, pour la première fois, de formaliser un plan pluriannuel d’investissement (PPI) qui doit, à l’avenir, nous aider à piloter et anticiper nos besoins en matière d’instrumentation scientifique. Ils nous servent aussi à soutenir les projets lauréats du FRCR et demain ceux du futur CPER.

Concernant les moyens humains, on doit noter une augmentation significative du nombre de supports doctoraux financés en propre par l’URCA. En quatre ans, le nombre d’allocations doctorales est ainsi passé de 15,5 à 30 supports égalant ainsi les moyens actuellement alloués par l’Université de Lorraine à ces unités de recherche, Université de Lorraine qui, rappelons-le, est deux fois et demi plus grande que la nôtre.

Il convient également de noter que le développement du projet scientifique porté par l’URCA est aujourd’hui adossé à de nouvelles fonctions supports au travers des 4 SCR avec leur(s) directeur(rices) de développement et des 4 ED. Leurs missions : accompagner nos unités dans leur développement.

Vers une simplification des procédures et une meilleure lisibilité de nos actions

♦ Une expérimentation « cartes achat » plébiscitée ♦ Un doublement des soumissions auprès de l’ANR depuis 2017 (32 en 2016 contre 70 en 2019) ♦ Une augmentation d’un tiers des projets européens actifs entre 2016 et 2019 (116 en 2016 contre 152 en 2019). Tous appels confondus, plus 140 dépôts de projets en 2019.

L’appui à la recherche passe également par des changements en matière de procédures. Ainsi, ont été revues les règles de répartitions de moyens. Ces règles ont introduit pour la première fois une part variable directement indexée sur l’activité dépôt de projets et, force est de constater, que cela a eu un effet direct sur les soumissions aux grands appels à projets, puisque depuis 2017 le nombre de soumissions a doublé comparé à la période antérieure. Toujours en lien avec la simplification des procédures, une expérimentation sur l’usage de cartes achat, associant quatre laboratoires, a été menée avec succès sur l’année 2019. Ce dispositif va être généralisé en 2020 pour tous les autres laboratoires. Il en va de même sur la dématérialisation en cours des OM, sur l’amélioration de la lisibilité de nos unités avec l’adoption d’une charte des signatures dont l’un des objectifs est de nous rendre visible dans les classements internationaux ou sur la refonte de la procédure HdR compte tenu de l’évolution du périmètre de nos ED.

Toutes ces actions s’appuient sur l’instauration en 2017 d’un dialogue de gestion (DG) annuel avec l’ensemble des structures en charge de conduire et d’animer la recherche au sein de notre établissement.

Une politique proactive auprès de nos partenaires

♦ 4 nouveaux projets d’association pour 2020 avec les grands organismes de recherche.

Le projet scientifique porté par l’URCA est adossé à un réseau de partenaires qui nous accordent depuis près de quatre ans maintenant leur confiance. Ce leadership assumé est soutenu par les organismes nationaux de recherche comme le CNRS, l’INRA, l’INSERM, l’INERIS et pour la première fois par le CEA. Il s’appuie également sur de grandes écoles (AgroParistech, CentraleSupélec) et de nombreux acteurs socio-économiques qui reconnaissent aujourd’hui la signature de notre université. Cette volonté d’œuvrer au service de notre territoire s’est caractérisée par la mise en place d’un Comité de Coordination Scientifique de Champagne-Ardenne (CCoSCA) qui regroupe tous les acteurs de la recherche sur le site champardennais, au service d’une ambition stratégique commune, autour de thématiques d’excellence. Cette volonté s’incarne également dans le renouveau de nos relations avec le CHU et la volonté partagée de faire œuvre commune en matière de formation comme de recherche (CRB CHAR, Institut d’Intelligence Artificielle en Santé, etc.). C’est aussi de nouveaux projets d’association avec quatre de nos laboratoires : le CEA avec le CReSTIC, l’INRA avec RIBP, le CNRS avec SEBIO et le ReMSH du CNRS avec notre MSH locale. C’est enfin pour la première fois, la conduite d’un DG expérimental avec le MESRI autour de 2 des axes stratégiques pour notre université : les pôles AEBB et Santé.

Le soutien à la valorisation

♦ L’URCA contribue à hauteur de 25% de l’activité globale de la SATT soit : 11 transferts (3 en 2019) dont 5 créations d’entreprises sur les quatre dernières années et 28% des projets passés en maturation sont issus de l’URCA (6 à 7 projets par an) pour un investissement moyen de 1 à 1,2 m€ par an notre université.

Notre université, de part les moyens technologiques pointus dont elle dispose et les nombreux partenariats industriels qu’elle entretient, s’ouvre de plus en plus sur le monde socio-économique. Depuis ces quatre dernières années cela se caractérise par un nombre croissant de projets portés par la SATT. L’activité de l’URCA pèse aujourd’hui 25% de l’activité globale de la SATT ce qui rapporté à ses chercheurs, fait de notre université un acteur incontournable. Ce soutien à la valorisation passe également par une participation active – y compris financière – à l’installation au sein de notre université de labcom avec Total, l’un des plus grand groupe industriel français. C’est aussi une volonté assumée de soutenir des startups issues de nos laboratoires ou venues à Reims pour bénéficier de nos compétences et savoir-faire.

Des infrastructures et des services au bénéfice de tous

♦ 6500 références dont 1850 documents intégraux dans HAL ♦ Un système de sauvegarde des données scientifiques de 4,5Po en production.

Le soutien aux infrastructures de recherche marque également notre volonté d’installer l’URCA sur la carte des universités dotées de moyens dimensionnant à l’échelle nationale. C’est d’ores et déjà le cas avec la plateforme PICT, labellisée IBISA, sur laquelle nous avons fortement investi. C’est aussi le cas de notre calculateur ROMEO qui, jusqu’à peu encore, était la machine académique la plus puissante de France. Ce sera demain le cas également, nous l’espérons, avec la plateforme AEBB et sa labellisation auprès de l’INRA comme des autres plateformes qui bénéficieront des financements du CPER comme du Fond Régional de Coopération pour la Recherche (FRCR). Le développement du numérique est aussi un élément très impactant pour la recherche. En lien avec le plan national pour la science ouverte, notre université a volontairement institué en 2018 le portail HAL qui compte à ce jour plus de 6500 références et qui a vocation à devenir la mémoire de notre établissement. En 2019, elle a également investi dans un dispositif de stockage fiable et pérenne pour sécuriser et protéger les données scientifiques de nos laboratoires comme de nos plateformes technologiques.