Formation

Ces dernières années ont été marquées par une succession de changements et de réformes que nous avons pu collectivement mettre en œuvre dans un contexte pourtant très difficile. Tout d’abord, la construction d’une nouvelle accréditation dans une temporalité où il n’existait plus aucune marge que ce soit en matière financière ou en matière de recrutements. Cette offre de formation s’est pourtant voulue centrée sur la réussite de l’étudiant, par un accompagnement dans la construction de son projet professionnel, la valorisation de ses compétences académiques et non académiques, pour le mener au meilleur niveau d’étude et lui donner toutes les chances d’une insertion professionnelle réussie. C’est une offre ambitieuse, attractive, adossée à la recherche et en lien avec son territoire, davantage tournée vers la Formation tout au Long de la Vie et mise en œuvre dans un contexte régional et national en profonde mutation. La dimension de l’accompagnement à l’excellence scientifique a été renforcée par la déclinaison des écoles doctorales dans chacun des axes scientifiques de l’université et la construction d’un programme de formation individualisé.

Un effort tout particulier a été consacré à la rationalisation des procédures et à la mise en œuvre de démarches de simplification administrative qui participent au mieux vivre des étudiants.

Une offre de formation tournée vers l’excellence scientifique et l’individualisation des parcours

Offre de formation

♦ Une accréditation des formations construite autour d’un objectif : la réussite de l’étudiant

Pour répondre à cet objectif, l’autoévaluation et l’accréditation ont été construites sur la base d’un schéma directeur et d’une lettre de cadrage afin de préparer les dossiers en vue de l’évaluation externe par le Hcéres. Les formations ont été pensée en tenant compte de critères qualitatifs (lisibilité, continuité licence-master…) et quantitatifs (soutenabilité). Chacune a fait l’objet d’analyses FFOM (forces, faiblesses, opportunités, menaces) par des commissions internes aux composantes et par les conseillers de la CFVU.

L’offre de formation a été réfléchie pour être plus lisible, plus attractive. Les intitulés des parcours-types ont été soigneusement choisis pour gagner en clarté, en lisibilité et en attractivité. Cela s’est traduit par une augmentation du nombre de candidatures (Parcoursup, Portail master, Etudes en France) chaque année. Une spécialisation progressive est permise par une entrée par portail dans la plupart des licences et la possibilité de choisir différents parcours-types en L3. La plupart des masters ont des troncs communs en première année pour une plus grande différenciation en deuxième année.

La professionnalisation et la continuité des parcours ont également été renforcées. Les parcours-types de licence aboutissent systématiquement à des mentions ou parcours de master. Une période de stage est possible dans toutes les licences et obligatoire en master. L’offre de licences professionnelles se veut constamment en adéquation avec les besoins des entreprises et du territoire. La mise en place de jurys par mention, des conseils de perfectionnement, de l’évaluation des enseignements par les étudiants, et la présence de professionnels dans les formations permettent de mettre les formations dans un processus d’amélioration continue.

♦ Une formation d’excellence adossée à la recherche et tournée vers l’international

Le développement des formations d’excellence s’est traduit, entre autre, par la création d’une seconde école d’ingénieurs interne, l’EiSINe, dans le domaine de la transition industrielle et numérique, d’un centre de simulation dans le domaine Santé&Sport (universitarisation des formations paramédicales), de l’ouverture de filières de Cursus Master en Ingénierie autour de la Bioéconomie et du numérique et de l’ouverture d’un BASc (Bachelor of Arts and Sciences) en partenariat avec Sciences Po.

L’ensemble des formations bénéficie par ailleurs d’un adossement fort à la recherche autour d’un ou plusieurs laboratoires de recherche de l’URCA. Les licences professionnelles ont toutes un nombre conséquent d’enseignants-chercheurs dans leur équipe pédagogique.

Enfin, l’URCA a également développé une politique incitative et volontaire en matière d’internationalisation des formations et mener une politique innovante de développement du plurilinguisme par le déploiement d’une plateforme de langues et soutien à l’hybridation linguistique, le soutien à la création de doubles-diplômes internationaux et le renforcement des collaborations existantes.

Un projet centré sur l’étudiant

♦ Une meilleure prise en compte des publics fragiles et spécifiques

Des dispositifs de renforcement et d’accompagnement ont été mis en place pour les publics les plus fragiles en licence, notamment par le biais des Oui-Si, ou en DUT (passeport DUT). L’aide et le soutien aux étudiants en décrochage ont été renforcés par les dispositifs « 100% réussite » et « Ricochet ». La réorientation a été facilitée par la création de passerelles entre DUT et licences permettant l’accès de droit à certains diplômés de DUT de poursuivre en licence. Des partenariats avec les lycées permettant les passerelles entre BTS et CPGE et les licences ont été développés.

La création d’un Schéma directeur du handicap renforce les actions et dispositifs en faveur de l’accompagnement des étudiants en situation de handicap.

Les étudiants étrangers bénéficient d’un accompagnement spécifique pour les aider dans leurs démarches administratives (Guichet unique, partenariat avec la Préfecture), et pour les étudiants extra-communautaires, d’une exonération des droits d’inscription spécifiques.

Enfin, la valorisation des compétences et la prise en compte des statuts spécifiques se sont traduites par le renforcement du dispositif de valorisation de l’engagement étudiant par l’acquisition d’ECTS et l’élargissement des statuts spécifiques étudiants en leur permettant la mise en place de parcours adaptés.

Pilotage et Gouvernance

♦ Une confiance renouée avec les tutelles et un renforcement des liens avec les partenaires

Le dialogue a été renforcé avec nos tutelles et partenaires et un climat de confiance mutuelle a été rétabli.

Des conventions de partenariat avec de nombreux acteurs du monde socio-économique (collectivités, associations, entreprises, branches) ont été établies et démontrent que l’URCA est redevenue un acteur apprécié et incontournable du territoire. Cela s’est concrétisé par la création d’une direction des partenariats avec les entreprises, d’un centre de formation propre à l’URCA et le déploiement d’une stratégie de la formation professionnelle en lien avec les réformes et au plus près des acteurs.

♦ Un Pilotage construit autour des principes de démarche qualité, de fiabilisation des données et de subsidiarité

Une Direction des Etudes et de la Vie Universitaire (DEVU) a été créée pour répondre aux nouveaux enjeux. Le rôle de pilotage des directions et services centraux a été renforcé et les procédures ont été redéfinies dans un objectif de simplification pour les étudiants (inscriptions, candidatures, recours…). Des indicateurs de suivi sont réalisés par la Cellule d’Appui au Pilotage (CAP) et par le Service des enquêtes et de l’Insertion professionnelle (SEIP) afin d’accompagner les responsables dans l’amélioration et le pilotage des mentions.

La mise en place de dialogues de gestion avec les composantes et de réunions régulières entre les directions centrales et les composantes ont permis une décentralisation des missions au plus proches des acteurs et favorisé la transmission de l’information.

Une dynamique de projet renforcée

♦ Dialogue de gestion stratégique avec l’Etat

L’URCA a obtenu le soutien de l’Etat dans des Projets en lien avec la stratégie de l’établissement : « Développement d’un pôle d’excellence en Santé et Sport » et « Faire de l’URCA le leader européen en Agro-sciences, Environnement, Biotechnologies et Bioéconomie ». Elle participe également au projet METIS en partenariat avec Sciences Po.

♦ Une réussite retrouvée sur les AAP nationaux

Dans un contexte national tourné vers les appels à projets, l’université a su répondre présent par la mobilisation de ses équipes. Initiés par le lancement et la mise en place de son campus des métiers et des qualifications « Bioraffinerie Végétale et Biotechnologies Industrielles » en Grand Est, l’URCA a ainsi été lauréate d’un PIA3 « Territoires d’innovation pédagogique », AILES, en partenariat avec l’Université de Lorraine, l’Université technologique de Troyes et les Rectorats de Nancy-Metz et Reims, pour aider les lycéens à réussir leur orientation vers l’enseignement supérieur, du Projet RCC EdTech (Pacte Grandes Ecoles du Grand Est) permettant le soutien à la création de la seconde école d’ingénieur interne de l’URCA et la création d’une filière d’ingénieur en Génie urbain et aménagement, des projets « Au service de la mutation numérique des industries auboises : l’IUT de Troyes dans un réseau de partenaires » et « L’industrie du futur à l’IUT de Reims- Châlons-Charleville au service de l’attractivité du territoire » (AAP Grand Est « formation des cadres intermédiaires ») et du projet Immersup : « Portail numérique interactif d’Orientation Active et de préparation à l’entrée dans le Supérieur » (AMI 2018 : Transformation Pédagogique et Numérique).